Pour enrayer l’aggravation de la crise climatique, ce qu’il nous faut régler aujourd’hui en urgence est d’arrêter d’accroître le taux de carbone présent dans l’atmosphère et d’organiser nos activités économiques de façon à le faire décroître sans attendre.
Telle est la teneur de la Proposition qu’avait faite ACP Energies au Ministre de l’Economie et des Finances dans le cadre de la consultation organisée fin 2023 par l’ex Ministère de la Transition Energétique et que nous rappelons dans cette note.
En janvier 2025, cette proposition devient encore plus d’actualité : la doctrine décomplexée de la nouvelle administration Trump “drill, baby drill” ne se limitera pas aux États-Unis et aura sans aucun doute un effet d’entraînement dans le reste de l’Empire du Carbone Fossile (Moyen-Orient, Afrique, Amérique-latine, Chine, Inde, Russie, Canada, Norvège etc.). Il faudra donc redoubler d’efforts pour décarboner l’atmosphère si on veut limiter les bombes climatiques qui s’annoncent.
Proposition ACP Energies : un plan Energie-Climat qui rend le contrôle de la Biosphère au Vivant
Décarboner l’atmosphère sans délai est devenu une priorité climatique. La façon la plus efficace et économique de le faire est de développer la capture photosynthétique du carbone sur les continents et dans les océans : favoriser la croissance naturelle des forêts et des algues ou du plancton est un moyen rapide d’y arriver. En collecter une partie à des fins bioénergétiques sous forme de biocombustibles est un moyen simple et efficace de rentabiliser ces opérations.
Nous préconisons qu’une partie des surplus de la biomasse agricole ou forestière (entretien des forêts et zones de friche pour accélérer leur croissance ou y minimiser les risques incendies), que les déchets organiques domestiques ou industriels et que des cultures terrestres ou marines à rotation rapide soient dédiés à la production de méthane (25% de teneur en hydrogène) ou de liquides organiques à haute teneur d’hydrogène (alcools par exemple avec 13% de teneur en hydrogène). Ces gaz et liquides seraient distribués aux utilisateurs finaux en adaptant l’infrastructure pétrolière et gazière existante. Des piles à combustible, utilisant l’hydrogène de ces bioliquides ou biogaz, seraient implantées localement afin de fournir les utilisateurs en électricité et/ou chaleur. Ces technologies fonctionnent déjà sur des gammes de puissance allant du watt à plusieurs centaines de kW et c’est un sujet en pleine évolution technologique qui devrait faire partie des priorités de R&D dans notre pays.
On constituerait ainsi des chaînes énergétiques dont le taux de conversion d’énergie primaire en énergie finale électrique et/ou chaleur pourrait être proche de 1 pour 1, ce qui est avantageux si on part du constat que le taux de conversion d’énergie primaire en énergie finale électrique est actuellement de l’ordre de 3 pour 1 (statistiques nationales) .
En 2025, cette proposition est encore plus d’actualité : le revue Nature a confirmé en 2024 un accroissement de 30% du taux de photosynthèse ce qui alimente une accumulation de biomasse partout sur terre. Si elle n’est pas collectée et gérée à temps, ceci contribue à l’irruption des méga-feux incontrolables. Nous venons de voir en janvier 2025 que ces mega-feux sont incontrolables au point d’avoir pu atteindre le coeur d’une mega-cité telle que Los Angeles.

